Milo voyageur · Géorgie · CARTE POSTALE 01
Tbilissi : les idées qui sortaient d’un puits
Sous une modeste maison d’Avlabari, Milo découvre un petit atelier de la révolution. Cette visite suit les traces de l’organisation ouvrière, de la mémoire soviétique et du quotidien de Tbilissi.
Photographies de 2025 · 6 cartes postales

Une imprimerie sous terre
Au 7 de la rue Kaspi, dans le quartier d’Avlabari, un réseau de militants organise en 1903 une imprimerie clandestine liée à l’activité révolutionnaire du jeune Staline. On y imprime des journaux, proclamations et tracts contre l’autocratie tsariste en géorgien, russe et arménien : des pages qui relient les luttes ouvrières du Caucase au-delà des différences de langue.
La machine allemande, fabriquée à Augsbourg en 1893, arrive clandestinement en pièces détachées avant d’être assemblée sous terre. Pour atteindre l’atelier, il faut descendre dans un puits puis emprunter des passages et des échelles intérieures. La profondeur aide à dissimuler le bruit de la presse, tandis que des personnes de confiance surveillent les mouvements de la police à l’extérieur.
Source: Advantour · Wander-Lush
Préserver les outils de la mémoire
En 1906, la police tsariste découvre et détruit l’installation. Le lieu est reconstruit et ouvre comme musée en 1937, avec un escalier donnant accès à la salle souterraine. Ses engrenages rappellent que diffuser des idées exigeait des machines, du papier, un travail collectif et des personnes prêtes à prendre des risques. L’organisation révolutionnaire se construisait aussi lettre après lettre.
Ce modeste musée conserve cette mémoire grâce à des militants et sympathisants communistes, souvent âgés, attachés à l’héritage soviétique. Lors de cette visite de 2025, l’entrée était gratuite et un don était demandé pour contribuer à sa préservation. L’histoire se poursuit aussi à travers celles et ceux qui maintiennent ses portes ouvertes.
Source: Advantour · Wander-Lush

Des souterrains à Sololaki
Milo quitte ensuite les profondeurs pour les hauteurs de Sololaki. Kartlis Deda, la Mère de la Géorgie, s’y dresse depuis la création du monument en 1958, à l’époque soviétique. Son bol de vin exprime l’hospitalité envers les visiteurs pacifiques ; son épée, la volonté de défendre sa terre.
Source: Georgia Travel

Milo fait une pause
Dernière étape, à table : le khatchapouri adjarien, un pain en forme de barque garni de fromage, surmonté d’un œuf et de beurre. On mélange le centre encore chaud, puis on détache des morceaux de croûte pour les tremper dedans. Après tant d’histoire, Milo a lui aussi droit à une pause.
Source: Georgia Travel

Photographies originales · 2025. Milo est une illustration ajoutée aux photographies.


